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    (Mon corps ne me dit pas qu'il faille laisser les pédophiles, les sectes, les charlatans et les trafics courir les rues. Et mon corps est mon corps. N'y touchez plus).


     


    Je marche dans la campagne. Je suis calme, serein. Je prends du bon air de décembre. Soudain une des séances de ma vie avec le docteur Delamerde de Plus me revient en mémoire. Je ne suis plus que corps, énergie, animal. Je bondis en avant. Projeté. A cet instant, le docteur Delamerde de Plus serait au bout du chemin, il serait mort éclaté dans les 3 secondes. Cela s'appelle un traumatisme post cure. Mais cela n'existe pas. C'est tabou. Cela ne se parle, comme ils disent. Faut vous dire que pour ma maladie, il n'y a pas eu d'avancée thérapeutique depuis les années 50. La découverte de l'Haldol. Certains médecins le savent. D'autres s'adaptent. Un Delamerde de Plus a cela de singulier qu'il se fout des données de la science, se fout du devoir de précaution, se fout des bases de l'éthique. Il est bien au dessus de tout cela. Un Delamerde de Plus est avant tout un chercheur. C'est comme ça. Il ne peut pas s'en empêcher. Faut qu'il aille jusqu'au bout de son désir, de ce désir : investir toujours plus profond l'individu avec sa queue à neurone. Quoi qu'il en coûte à son client. Multi rechutes, Suicide possible, qu'importe. C'est comme ça. Il ne peut pas de lui-même se poser des limites un Delamerde de plus. C'est pour cela que j'ai éclaté vitrines à coup de haches et que j'ai tenter de me procurer arme à feu pour buter le docteur Delamerde de Plus. Puisse mon expérience servir et désarmer.


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