Monsieur. Monsieur. Monsieur le President. Monsieur. Monsieur. Ne pourrions nous pas fermer un temps soit peu nos frontières ? Ne pourrions nous pas accueillir déjà ceux que nous avons ? Venus d'ailleurs ou bien français de « toujours ». Black, blanc, beurs et les autres. Ne voyez vous pas ce que vous faites de nous. Ne pourriez-vous pas faire quelque chose de nous. Pourquoi faire venir d'autre si c'est pour en faire des laissez pour compte dans des ghettos, en faire des sous hommes, des sous citoyens, des sous peuple, une France dans bas, des sous enfant si loin de votre premier monde. Pourquoi toujours tirer le peuple vers le bas. Pourquoi ne voulez vous pas grandir, Monsieur. Pourquoi toujours rendre nos chemins plus boueux, crasseux, déshérités d'avenir et d'amour ? Monsieur Chirac, savez vous aimez ? Pourquoi ne pas vouloir faire de nous de bons ouvriers ? Avez vous donc tant en détestation les mains, les établis, le cambouis et les courages ? Pourquoi ne pas vouloir faire de nous des citoyens ou des poètes ? Avez-vous donc si peur des ouvrages et des cœurs vaillants ? Pourquoi nous asservir à vos Cours ? Vos palais ? Des naufrages. Pourquoi récupérer toujours sans sauver, sans faire vivre, sans voir, sans écouter ? Pourquoi nous cantonner à des mandats de chaires faciles, de bulletins utiles, de voix rentrées. Pourquoi mandat-locaux ethniques ? Ces conserves d'enfants ? Ces produits de luxe fumeux. Ces consommations de masse souterraine. Peuple mouton à faire descendre dans la rue ou bien à maintenir sous bonne escorte, médiatique ou publicitaire. Mouton-anti rêve et anti destin ? Pourquoi nous cantonner à des bruleurs de voitures ou d'écoles ? Pourquoi toujours nous diviser ? Pourquoi faire de nous des tas de merde quand nous appelons à grandir ? Pourquoi toujours ce service supérieur à votre palais et vos dépendance. Fermer un peu nos frontières. Ouvrir les yeux sur nos peuples du dedans. Sur ces peuples tombés avant d'avoir su se battre. Toutes ces mains, ces cœurs, ces âmes, ces courages arrachés à leurs terres, leurs savoirs faire ou leur Cour d'Eau. Refermer nos frontières et s'ouvrir. Servir et ensemble. Cela serait tout, Monsieur le Président Chirac, sauf un repli sur soi, une autarcie ou une réaction. Epidermique. Je suis mort d'une allergie, Monsieur le President. J'avais 20 ans.
Publié par mayoune à 12:50:43 dans . | Commentaires (0) | Permaliens