Mais c'était, parait-il, un tout petit délire de rien du tout. Lors de cette hospitalisation, je me prenais légèrement pour un vampire. Mais, vous direz ce genre de docteurs en médecine : « Quand le délire évolue, c'est la personnalité qui évolue. C'est bon signe. Faut continuer ». Ce fut pour moi, une grande tristesse, un choc supplémentaire, un espoir de plus envolé. Je disais au psychanalyste que je voulais arrêter, ou bien essayer autre chose. Il me répondait : « Mais pourquoi voulez vous essayez autre chose, qui existait avant la psychanalyse ». J'allais voir le docteur De Mocul, qui s'occupait de mon suivi. Je lui disais que je voulais essayez autre chose. Il prenait l'annuaire, feuilleté et disait : « Oh là, ça sent le souffre, ça sent le souffre ». Je souhaitais arrêter mais le psychiatre psychanalyste me disait : « Vous rechuter parce que vous n'aller pas jusqu'au bout de vos désirs. C'est parce que toujours vous faites machine arrière ». Cela ne m'engageait pas à arrêter la cure. Je disais, au même, psychiatre : « Vous ne savez ce que c'est que délirer. Rechuter, c'est très dur ». Il me répondait : « C'est facile de mettre votre psychanalyste hors de votre expérience. Qui vous dit que votre psychanalyste n'a pas connu, lui même, ce genre de délire ». Cela pouvait me faire espérer être un jour à mon tour psychanalyste. C'est vrai que la déréglementation en vigueur me le permettrait. J'allais dire à Mr Mocul que la psychanalyse, c'est « une vraie vacherie ». Il me répondait : « Quand on remue la merde, cela pue. Mais il faut à moment donner crever l'abcès». Et il y allait de son refrain habituel sur les rêves, « la voie royale », « le génie de Freud », il fallait continuer, j'étais sûrement « un grand résistant ».Et puis le Dr De Mocul m'avait dit que personne ne pouvait être totalement gentil, « vous avez bien des chose méchante à dire ». N'aimant pas la méchanceté je ne pouvais que poursuivre ces conseils pour vider le mal. Surtout j'avais appris que l'on allait en psychanalyse « racheter son humanité ». Alors moi le « sorcier », celui qui n'aime personne « au fond de lui », il fallait d'autant plus que je la rachète. Il me disait aussi que j'étais « épris de justice » et il voyait là, seulement, un défaut de caractère. J'étais pris au piège. Il me disait aussi : « vous vous sentais investi d'une mission ? » et moi, buvant ses paroles, je souhaitais comprendre pourquoi il pouvait dire cela de moi. Ces genres de docteurs en médecine sont bons pour mettre en avant des concepts, des catégories, des définitions pour nous assurer de leur science, et assurer leur autorité, leur pouvoir de nous guider vers les chemins qu'ils nous veulent. Pour mission, je choisissez donc de continuer à m'allonger, d'aller une nouvelle fois me faire éventrer l'esprit sur le plumard de son confrère. Et le docteur de De Lamerde De Plus continuait de vouloir modifier mon identité sexuelle. Mettais en oeuvre tout son art pour me sortir d'une « logique d'échec ». Il me dit : « Vous n'êtes pas homosexuel. Il faut que vous trouviez quelqu'un qui vous suce doucement, gentiment ». Je me demande ce qu'il pouvait comprendre au juste de mon problème. De mes désirs, mes érections, mes « bandaisons » comme il les appelait.
Je vous les dis, je parlais de l'étudiant en architecture et d'architecture. Je restais sur une idée. J'étais tombé amoureux, ou peut-être, j'avais beaucoup fantasmé, rêvé, construis des histoires et puis chuté dans un délire. (J'avais eu peur de l'avoir tuer aussi). Le fait que je retrouve cet étudiant en architecture et que je puisse connaître son nom, son prénom, d'où il venait et un peu de lui en connaissant son travail personnel, ne pouvait-il pas sortir de mon histoire un flot de connaissances irréelles et obsessionnelles qui m'handicapais pour avancer et me permettre un rééquilibrage, après avoir poser une meilleure base à cette histoire. Et j'étais de philosophie à penser que l'art guéri. Je veux dire l'artiste, un regard étranger. Je ne parle pas d'art thérapie, d'art thérapeutes, ni des clients qui s'abandonnent à ce genre de consommation. C'est vrai que cet étudiant en architecture était pour moi, de par le charisme qu'il s'en était dégagé à l'époque la personne à qui j'avais voulu partager de cette enfance qu'il me restait encore intacte. Etait-il déjà trop tard dans ma vie ? J'espérais encore cet ami auquel j'aurais pu me confier. Je m'entêtais à vouloir que se soit lui. J'avais parlé de cela à Mr le psychanalyste. Je lui avais ainsi dis : « Il n'y a que l'étudiant en architecture qui pourra me guérir ». Mais Mr le psychanalyste pouffait et me disait : «Mais c'est sûrement un petit con ». J'avais une sorte de répugnance à devoir dire mes mots, donner mes mots à des professionnels pour lesquels ils n'avaient pas éclos à l'origine. Mes mots en perdaient de leurs dimensions, de leur nature. En retour j'en perdais l'intégrité de mon âme, le potentiel à être ce que je suis, à vivre ce que je suis, à choisir mon chemin. Cela participait à d'autres éparpillements, et en gros ce n'était qu'une normalisation. Une normalisation ayant pour logique et dynamique la seule image que ces gens ont de la norme. Bref, quelque chose qui leur ressemble et pour laquelle on doit opter sans rien en savoir. Je m'allonger 2 fois par semaine. Suite à cette rechute, je ne voyais plus aucun lien dans ce que je racontais sur le divan. Je lui disais : «Vous comprenez ce que je dis ». Il répondit « non » et rigola. Cela devait, au moins être drôle. Il n'y avait pas de quoi m'inquiéter. Pourtant je m'inquiétais. J'avais revu un patient du centre de réadaptation. Le docteur De Mocul l'avait envoyé chez le même psychanalyste que moi. Il avait fait six rechutes en 2 ans, avec autant d'hospitalisations, et seulement en face à face. Ce garçon me disait : «Au Docteur De Lamerde De Plus, il lui faut 5 mecs dans le cul pour le calmer ». J'appris, plus tard, qu'il avait fini par se prostituer sur les trottoirs de Bordeaux. Le psychanalyste lui disait-il à lui aussi qu'il fallait vivre les expériences vers lesquelles on était attirés. J'ai fini par demandait au docteur De Lamerde De Plus : «Etes vous réellement compétent pour soigner ma pathologie ? ». Il me répondait : « De quoi je me mêle ? ». Je voulais arrêter plus que jamais. Je disais « c'est un soin palliatif ». Il s'acharnait à me dire que cela était « curatif ». Je disais : « Il faut arrêter trouver moi une solution (pour arrêter sans que je répète les plombs) ». Il me disait : « Nous n'en sommes pas là ». Je délirais, j'avais déliré. Mais le psychanalyste De Lamerde De Plus me disait : « Le processus de création est très proche du processus délirant », et autres flatage d'ego, foutage de gueules et techniques marketing entraînant le client où l'on veut le presser. Ma mère, un jour, m'avait appelé au téléphone. Suite à la rechute, elle me disait qu'il faudra me mettre sous tutelle. Je l'engueulais. Elle me disait que c'était le docteur De Mocul, lui même qui le lui avait conseillé des mon entrée au centre de réadaptation. Vous comprenez le sentiment qui montât en moi. Il m'avait trompé dés le départ. La colère, la violence montaient. J'allais voir Mr le psychanalyste De Lamerde De plus. Le même qui m'avait fait entrevoir des études d'architecture, qui m'avais fait arrêter le traitement avec son confrère, qui donc m'avait entraîné irrémédiablement à une rechute, ce docteur en médecine avait la délicatesse de me dire : « Si vous ne faites pas attention, on ne pourra pas l'éviter ». Comme le dira plus tard, à ma mère, une association Bordelaise de défense des droits des personnes « handicapées » : «Quand cela tourne mal, ces gens là s'en lavent les mains ».
Je me souviens aussi de la difficulté qu'avait ce médecin à tenir son poste de travail. Mon père est né Mayoune, de père et de mère inconnu le 31/12/32 à Menton. J'ai pris conscience très tôt après la déclaration de ma maladie qu'il y avait là un secret de famille. Du moins que l'explication habituelle sur ce fait ne tenait pas la route. On raconte qu'à l'époque ma grande mère (Lusso) était mariée à un Ruffio, et qu'elle avait pour amant Marius Brunet, mon grand père. A la naissance de Jacques (mon père), ils ne pouvaient ni l'appelait Ruffio, puisque Marius Brunet en était le père, ni Brunet, puisque Marius était lui aussi mariait de son coté. Ils sont donc allés à l'état civil, ils ont inventé un nom. Et voilà. J'avais tenté de dire mes doutes sur cette explication à ma famille. Comme toujours, ils furent traités comme symptomatologie, et surtout idiotie. Mon père me disait peu de temps avant sa mort : « A l'avenir, quoi qu'il arrive, ne fait jamais confiance à tes frères. Ils se croient plus intelligents que tous le monde, ils croient toujours avoir raison, mais ils remuent beaucoup de vent pour pas grand chose ». Et c'est vrai que mon frère aîné sur ce « secret de famille » appuyer son raisonnement sur un fait résumé dans cette phrase : « Si Marius n'était pas notre grand père, où aurions nous tiré notre intelligence ». Et il éprouve du bonheur chaque jour à lui ressembler davantage. Plus tard quand ma famille décida d'engager une action pour me faire mettre sous tutelle, je serais le jouer de cette névrose familiale : un ancien chef d'entreprise, grand comme un bâtiment, qui d'où il est, nul doute, les emmerde toujours. Eux. C'est trois et leur chemin respectif : un de commerce, un d'hypocrisie et un de lâcheté. Nul doute qu'à cette occasion, il leur aurait foutu leurs dernières baffes. Mais reprenons le témoignage. Le docteur De Mocul me disait au sujet du « secret de famille », qu'en effet il y en avait un. Peut être que je devrais demander à l'armée, « la grande muette », me conseillait-il. Mon père avait servit les armées 17 ans. Il me parla de la dynamique du « secret de famille ». Et en vint à me citait les gens autrefois, les gens dans les campagne, les paysans, son milieu d'origine. Et il parlait, parlait. Moi j'écoutais comme toujours en bon élève. Et il fini par faire trois lapsus. Il me foutait ma tante à la place de ma mère, entre autre. Et il me tutoyer avant de s'en excuser. Je ne vous cache pas que j'eus du mal à gérer « le transfert ». Je ne savais plus si mon père était mon père, ou bien s'il était en définitive mon frère, ou bien si le docteur De Mocul avait fait un enfant à sa belle-soeur. J'étais au bord de l'évanouissement. Au bout d'un quart d'heure de discours, il me laissa dire trois mots. Et lui qui me disait toujours : "je ne vous ai jamais senti « déraper », il me dit alors : « Mais pourquoi cela vous émeus tant, je vous sens tout fragilisé tout à coup ». (Je laisse cela à l'appréciation des spécialistes).
Mon docteur psychanalyste, lui, à qui je racontais les faits continuait à pouffer. Et puis le docteur De Mocul avait fini par me dire : « Le cerveau c'est comme de la pâte à modeler. Le psychanalyste, avec les outils et les techniques qu'il est seul à savoir mettre en oeuvre, remodèle la personnalité de l'individu dans le sens de son mieux être, et dans le sens des désirs profond de l'individu qu'il est le seul à pouvoir percevoir ». Le docteur psychanalyste, Mr De Lamerde De Plus m'avait lâché, lui aussi : « Il n'y a pas de psychanalyse sans expérimentation ». Ces parole s'ajoutaient à celles qu'ils me disaient de plus en plus souvent : « Il suffit de se laisser faire, avoir confiance ». Au début où je le voyais, le docteur en psychanalyse m'avait fait le coup marketing favori de sa famille. Il remplissait la feuille de soin. Puis réajustait ses lunettes de presbyte. Il avait fait une erreur. Il n'avait pas coché la case Ald. Il me le dit et rajouta : « C'est un acte manqué. Je ne dois plus vous voir en Ald » A l'avant dernière séance où je me rendais, il en fit un autre. Je sortais de son cabinet. Je m'aperçus qu'il avait mit sa signature sur la feuille de soin à l'emplacement réservé à l'assuré. Je déchirais sur le champ la feuille, là sur son palier. La séance suivante, la dernière où je le vis, je me mettais de moi-même en face à face. Rien n'était dit sur mon geste. Je parlais. Dans une phrase j'exprimais ma culpabilité. Mr le docteur en médecine psychanalytique, leva les yeux au ciel. Par ailleurs j'avais croisé Mr De Lamerde De plus avec un petit jeune homme dans un parking. Quand je lui disais qu'il était homo Mr De Lamerde De Plus se montait en mayonnaise et me renvoyait : « Mais je ne me reconnais pas du tout dans ce que vous dites de moi ! ». Un autre jour, je le voyais rentrer dans un bar à pute. Souvent je le voyais acheter son carton de vin au supermarché. . Tout cela n'était pas bon pour le transfert et l'effet s'ajoutait aux pratiques thérapeutiques d'irresponsable du psychanalyste. Ce Mr De Lamerde De Plus qui s'offusquait que je l'appelle Monsieur, que je l'appelle Docteur et qui rêvait que je l'appelle Papa. Travail psychothérapeutique oblige. Lecteur, faites cette expérience. Ouvrez l'annuaire à la rubrique psychiatre, psychologue, psychothérapeute ou psychanalyste. Prenez au hasard. Rendez vous sur place. Vous verrez le prétentieux, l'arrogant, le tas de merde, la nulasse, le charlatan ou l'ordure qui s'autorisera à vous dire qu'il est ou qu'elle est la personne qui vous a toujours manqué et qu'il vous faut pour vous construire. La réglementation l'autorise. Le législateur s'en branle. Et la lâcheté le perpétue. Faites le test. Et jugeait par vous-même.
Je me souviens d'un professeur de mathématique que j'avais en classe de première. Il était fils d'ouvrier et avait dû travailler dur pour réussir ses études. Il avait voté Mitterrand en 1981 comme la majorité de ses collègues. Nous étions en 1985. Il commençait à déchanter. Je me souviens il nous avez expliqué une chose. L'ambition était d'amener 80 % d'une génération au Bac. Il fallait pour cela faire rentrer en masse des professeur dans l'éducation nationale. C'était l'époque aussi où les meilleurs élèves se désintéressaient de plus en plus du professorat qui avait perdu de son prestige. Le ministère proposait donc (x) postes de Capes. Il se présentait (x) postulants. Ce professeur de mathématiques expliquait qu'ainsi, à cette époque, pratiquement tout élève qui se présentait été reçu. En capes de math, de physique ou de biologie, disait-il, il n'est pas rare que l'on décroche son diplôme avec une note entre 5 et 8/20. Je n'ai jamais entendu parler du problème ailleurs. Ces prof qui n'ont que pour passion de leur métier ce que leur en a rabâcher leurs partis, leurs syndicats ou leurs sciences de l'éducation; ces profs qui n'ont plus la passion de la matière qu'il enseigne puisqu'il n'en sont que de pale représentant ; ces profs peuvent de par la nature qui les constitue avoir un quelconque charisme, tenir une classe et un enseignement. Je pose la question. Les problèmes dans les écoles, la violence, la baisse des niveaux sont-ils vraiment un fait de société. Ne sont-ils pas plutôt un problème de politique politicienne. Je suis de l'avis de Nicola Sarkozy. C'est un grand coup de Karcher qu'il faut. Mais ce n'est pas dans les cités qu'il faut le passer. C'est à l'éducation nationale. Je sortais. Je ne savais plus comment arrêter cette cure sans me suicider ou répéter les plombs. J'étais en colère. J'allais tout arrêter. Je partais vers le quartier St Michel de Bordeaux pour tenter de me procurer une arme à feu. Je voulais buter ce cher docteur en psychanalyse. Bien sur, je ne porte pas plainte. Ma philosophie actuelle me l'interdit. Mon corps me dit tant qu'il n'est pas trop bon de rêver face à ce genre de docteurs en médecine. Ma première entrée en psychose n'avait, finalement, pas laissé de trace sur mon visage. Les bons soins de ces gens et les trois derniers... Me faudra beaucoup de sagesse pour m'épanouir. A côté de ces phases aiguës délirantes, fruits des prétentions d'accompagnement de ces médecins, il y avait un fond habituel. J'avais publié des poèmes dans la gasine littéraire d'une association d'insertion. J'avais cru reconnaître certains vers de ces poèmes dans des « messages personnels » que j'avais lus dans la rubrique du même nom du journal « Libération ». Je lisais ce journal régulièrement à l'époque. Je me souviens aussi d'un message qui disait « lâche tout, donne tout petit prince ». Cela m'avait fait délirer et avait été traité pour de la paranoïa. Il y avait aussi cet appartement. J'étais domicilié au 163 rue Ste Catherine, côté rue, au 2ème étage. En face de chez moi, côté pair de la rue et à un étage supérieur, il y avait un appartement qui m'intriguait. Pendant deux ans, je n'y ai vu personne. De temps en temps, une lumière était allumée dans ce qui semblait être le hall d'entrée. Les fenêtres de gauche et de droite étaient fermées par des persiennes. La fenêtre du milieu resta ouverte deux ans de suite. Constamment avec un cendriers et un verre sur le rebords.
Il y a aussi, durant mon séjour à Bordeaux, les problèmes de ma famille à Toulouse que je ne pouvais pas éviter. Je me souvenais du jour où j'avais parlé à mon père les dernier temps. Et d'un jour où je m'étais aperçus qu'il n'avait plus son alliance. Il la tenait de sa mère Alice, à la mort de son père Marius. Je lui avais fait la remarque de cette absence. Il m'a répondu : « on me l'a volé à l'hôpital ». Il était fatigué. Il ne pouvait plus se battre. Et il me disait cette perte comme si cela n'était rien du tout. J'en souffrais pour lui. Il y avait déjà eu une histoire de « bague volée » dans la famille. Es-ce pour cela qu'il n'avait jamais fait échos de la disparition de son alliance. Je ne le sais pas. Il y a, aussi, que ma mère me rapportait les problèmes de la famille et en particulier de mon frère aîné. Je l'avais eu au téléphone, un jour. Elle était en larme. Elle n'en pouvait plus. Elle avait demandé à sa belle fille de déclarée les sommes d'argent (6000 f / mois de fin 1995 à début 2002) qu'elle lui donner pour qu'elle puisse subvenir au besoin de sa famille inactive. Il faut vous dire que ma mère, Le Stunff, fut orpheline à 16 ans, suite au décès (par cancer) de ma grande mère maternelle. Gisèle fut placée son la tutelle de sa tante. Ma mère quitta ainsi Neuilly, ses amis, son école où elle était la première de sa classe et rejoignit sa tante maternelle, militaire, en poste au Maroc. Vous comprendrez que le mot « cancer » peut avoir, chez elle, une dimension particulière, ses rêves brisés, la fin de son enfance, et le deuil. Ma mère a toujours pensait qu'elle mourait jeune d'un cancer. Et il y a quelques années, sa belle fille fut opérée de ce qui fut nommé un cancer. « Ce qui fut nommé ainsi », je dois dire, parce qu'il y a toujours eu des doutes dans l'esprit de ma mère. Un jour, elle était soit disant en traitement de la dernière chance à Claudius Regaut. Ma mère voulu lui rendre visite. Sa belle fille n'y avait jamais était inscrite. Et depuis quinze années s'étaient une suite de cancer, de rechutes, et d'autres maladies que sa belle fille inventoriée sur elle-même et sur ses enfants à chaque appel. Le doute planait, mais ma mère préférait faire la politique de l'autruche. Elle disait qu'elle ne pouvait pas profiter de ses revenus de retraite. Je lui disais qu'elle était en droit de demander un état de compte financiers mais aussi de santé, devant les sommes engagées. Mais elle disait : « Je préfère pas savoir » J'insistais, elle répondait : « Ils sont mariés, ils ont des enfants, on ne dérange pas les gens mariés ». Alors, moi gentil, je lui disais de déclare ce qu'elle me donnais. Ce fut fait. L'année suivante, autant mettais diminuer sur mon allocation. Je ne pouvais plus payer mon loyer. Ma mère me dit alors : « je le prend en charge ». Et plus tard, devant le tribunal, elle m'incriminait ces sommes. Elles étaient le reflet de mes inaptitudes, mes incapacités. Elles étaient ajoutées au 6000 f de découvert postal. J'avais en ces temps, tentais de soulever ce problème. Mon autre frère me dit : « Cela n'a rien à voir ». Et au moment où je tentais devant ma famille de me défendre de leurs intentions, des mots très durs étaient prononcés. Ce reste de famille ne me prêtait plus ni santé, ni autonomie, ni bonheur possible. C'était à rajouter au sentiment d'abandon et de rejet que représenter, en soit, le fait de me placer sous administration de tutelle. Le docteur Mocul, dans un coup de fil à ma mère, ne voyait dans mon refus de me soumettre à cette solution « d'assistanat » que le fait de ma symptomatologie et de ma pathologie. C'est pourquoi je fais Appel et je demandais à Mme Miami, Juge du TGI, de faire procéder à une expertise psychiatrique sur ma personne. C'était, avant tout, proclamer mon droit à la santé, tout simplement mon droit à la vie. Il est des chemins qui au autant de valeur que des chemins de commerce ou de petit patron avorté. Le docteur De Subtil le comprit. Il me dit : - « vous avez certes de gros problèmes. Mais il serait injuste de vous considérer comme le seul problème de votre famille ». Et le Docteur Boubello me disait : « Si votre famille s'entête à ne vous voir que comme un idiot, un incapable et un malade, je les recevrais pour leur expliquer le problème. Il suffira dans faire la demande ». Sur un autre conseil, les photocopies des cahiers de compte de ma mère, mentionnant toutes ses dépenses, de la mort de mon père à la décision qu'ils prirent de me mettre sous tutelle, sont conformes aux originaux, chez mon avocat, Maître Chiakov. Il est vrai que ce reste de famille et sa dynamique son infecte. Un nouveau procès et à prévoir, comme me l'a laissé entendre le docteur De Subtil Ma mère me disait un jour : « Je compte sur toi, à ma mort, pour faire comprendre à ( ) qu'ils se sont toujours foutu de ma gueule, mais que je les ai aidés, toujours, quand même ». Je préfère en parler ici et avant la mort de ma mère. Je ne souhaite pas plus tard m'entendre en hallucinations et pour mission, de l'un « va tuer ce ... » et de l'autre « va tuer cette ... ». Vous comprendrez, je crois.
Publié par mayoune à 17:56:04 dans . | Commentaires (0) | Permaliens