... | 14 mai 2006
Je lance ici un appel. Aux propriétaires de locaux commerciaux. Ouvrez leur davantage vos portes. Donnez une chance à ces artistes. Mais faites un choix. Il y a dans ce pays nombre d'artistes ayant un savoir faire. Leurs réalisations peuvent être défini comme des "objets d'utilité humaine, sociale et publique. Je m'explique. Leurs savoirs faire s'encre dans les arts appliqués. Et en cette période troublée, l'art est trop devenu seulement l'ordure ou le simple cul exposé. "L'art renaîtra des arts appliqués" m'avait dis un jour mon professeur d'histoire de l'art à l'EDAAG de Bordeaux. Je vois en ces objets, et en quelque sorte, une jonction des cadeaux que réalisent les enfants à leurs parents et la cuisine et le bricolage des grands parents. Et entre les mains d'un artiste. Son histoire, sa culture, son savoir faire, ses techniques, ses méthodes et son pays.
Je suis certain, d'une part, que ces artistes pragmatiques peuvent participer au dialogue inter génération. Ces objet on une histoire, un coeur et une âme. Offrir une chance à ces artistes, c'est parier qu'il est possible qu'en des lieux et dans un futur proche, pourront se mêler entreprise, commerce, art, génération, différence et vivre. J'ai vu sur Internet, le site d'information de l'association Halte Galerie de Lyon. Une garderie pour enfants, des ateliers découverte et une galerie d'artistes en devenir. Je vois ici l'émergence possible d'une alternative aux "ghettos" que sont, trop souvent, le premier cycle de maternelle et les maisons de retraite. Halte galerie, halte musique, halte sport, halte à la course du temps et à la difficulté de vivre, la palette pourrait être large. Et j'y vois aussi, à un moyen terme, des activités qui seraient décentralisés de nos écoles actuelles. L'enjeu est énorme. Vous comprendrez. N'y a t-il pas la, de façon évidente, l'embryon de quel pourrait être l'entreprise de demain. Une logique à concilier entreprise et éducation, culture, et investissement généreux pour tous les ages et tous les drames de la vie, et celui en définitive que nous vivrons tous : être vieux et exclu d'un système où nous aurions tant à apporter toujours.
D'autre part, je vois en ce genre d'initiative privé un contre pouvoir à l'anarchie d'une nébuleuse d'atelier à vocation culturel et qui, par onde de choc, conduise souvent vers des dérives. Ces lieux, mais aussi la possibilité donner aux artistes engagé dans un agir de meilleur vivre, et leurs objets d'utilité et exposé dans d'autres lieux comme autant de publicité d'une nouvelle ère, pourraient être des repères dans une réalité devenu illisible, des petits cailloux pour l'homme en désespérance, et des limites et des frontières visibles pour les plus fragiles d'entre nous. (Et à lieu et place des affiches, des tracts, des prospectus, qui partout et dans une totale absence d'organisation entraînent les plus fragiles d'entre nous, par onde de choc et irrémédiablement, vers des foutoirs et des trafics). Par extension, je peut dire que ce dispositif entreprenarial, humain et social, est un facteur de réappropriation du territoire citoyen et d'une identité (Nationale, respectant les singularités et libre d'acceptation), pour des individus livrés de fait aux clans, aux tribus, aux groupuscules, aux sectes, aux bandes, aux réseaux, en désespérance ou en glande. Il y a, dans cette mise en fonction de ce projet, moteur à dissoudre l'a citoyenneté ; de faire monter d'un niveau tout un peuple d'opprimer et d'aliéner qui se révolte par un anti langage et un non vouloir vivre. (Thèse : Tribus et totems en un système économique de la liberté dérouté de sa voix de réalisation par les vagues dialectiques marxiste et freudienne).
Ce serait aussi, la possibilité de garder nos artistes chez nous. Dans faire la jonction des possibles à vivre pour des demains. L'art est autre chose que veux trop souvent nous le monter nos écoles bozardeuses. Et je pense aussi à tous nos artistes, de toutes discipline, miséreux, à qui il faudra bien trouver une place. C'est dans les villes que l'urgence se fait sentir. Nous ne pouvons pas laisser à nos enfants pour seule mémoire artistique que le djembé à deux sous, le jongleur à trois merdes, le mime à la con et le cirque à encule.
Nous sommes tous responsables. Arc-boutés que nous sommes sur nos positions. Culturel prédateur chassé. Je pense que rendre, en un premier temps, la gratuité à l'entrée des théâtres nationaux, opéras, monuments historiques, musées, et avec la diminution des prestations à l'assistanat comme financement, serait un bon compromis. Ils veulent de la musique, du théâtre et de l'art. Il est temps d'en donner.
L'armée sait, au nom d'une nation, unir des hommes que tout aurait opposé. L'entreprise unie des courages et des compétences pour une guerre à mener vers un meilleur possible. L'art, en ce qu'il sera ré encré dans des savoirs faire, un spiritualité, et un volonté d'agir pragmatique et historique, sera la réponse face aux défis du dialogue et des liens.
Artiste chercheur, pragmatique guerrier : Unissez vous !
Publié par mayoune à 15:26:25 dans .
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