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Juste rien et 2 poils de chèvre.

La fenêtre d'un philosophe malement euthanasié.

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du | 19 mai 2006

Ma mère n'aime pas les hommes. Elle est déçue. Elle aurait préféré de ne pas à avoir à se marier, ni même faire des enfant. Elle croit pourtant toujours au prince charmant. Je voudrais lui dire. Mon père a bien voulu d'elle. Personne d'autre n'en aurait voulu. Mais elle ne me croirait pas. Mon frère aîné est un nabot. Certains font sociologie, école d'assistants sociaux, d'éducateur, ou bien sociologie. Lui, il a fait psycho. Il a repris ses études, un jour. Adulte, réfléchi. Il est ergonome. Il est incapable de travailler. Il est de ces gens manuels du cerveau. C'est un ouvrier médiocre. Il fut un temps, son père le sorti d'une cave. Il tenter d'organiser un magazine d'avant-garde : « le doigt dans l'œil » ou dans le cul, je ne sais plus. Son père le mit à son compte. Mais bientôt la succursale fut en faillite. Elle fut vendue et l'argent de la vente fut affecté au renflouement de la maison mère que les incapacités arrogantes de ce frère comptées bien entraîner dans leurs chutes. Sa femme est une putain. Une dynamique d'abus de bien sociaux à elle toute seule. Elle est mi none mi bouc. La légende raconte que lorsqu'elle présenta son futur mari à sa famille, celui-ci  péta nombreusement et bruyamment. Il tentait de s'affirmer en homme libre. Faut bien que ce genre d'individu sans charisme trouve moyen à se mettre en forme. Le second de la famille est un crétin. Il a commencé par un Cap. Il a fini acheteur vendeur. L'appel des sirènes. Il en a marre. Il est rompu. Sa boite l'exploite. Il n'a aucun avenir de carrière. Il monte donc sa propre boite. Et il n'a pour seul rêve, énergie et  intelligence que les exemples de ses ex pairs : déclarer le moins possible et compresser le personnel qu'il n'a pas encore. Sa femme est issue de la bourgeoisie snobino spatiale. Elle a commencé par un Cap. Elle a fini contrôleuse de gestion, madame. L'appel des sirènes. Elle est moins prétentieuse et arrogante aujourd'hui qu'à son entrée. L'entreprise lui a posée quelques limites. Pas assez à mon goût. C'est mon reste de famille. Une étendue de médiocrité, de laideur et de puanteur. Un caisson à fiente.


J'ai toujours en moi, ces discussions de repas post mortem. Il s'agit de papa. Il n'a jamais su faire de l'argent. Il n'a jamais su mener son entreprise. Il ne savait pas gérer. Il ne faisait pas de prospective (c'est dire). Jamais ceci. Aucunement cela. Loin de tout. Je pense qu'ils n'ont pas bien compris. Le papa, en question, il détestait et le commerce et l'hypocrisie et la lâcheté. Il se foutait royalement de l'argent pour l'argent, de la gloriole pour la gloriole, des honneurs, du statut, du rang. Le papa, en question, il ne se préoccuper que du service qu'il pouvait rendre à la population. Et il faisait tout son possible pour l'améliorer. Disons qu'il était au dessus du reste. Certes, me direz vous. C'était une autre époque. On pouvait gérer une entreprise en bon père de famille. Mais vous ne comprenez pas une chose. Aujourd'hui, il saurait s'adapter. Cela n'était pas, ce papa en question, un crétin et un inculte. Le papa en question, il était juste un commis d'état à son compte. Juste à sa place et sachant se tenir.


Mais il faut leurs trouver des excuses. Ils ont fait leurs classes dans le creuset de cette gauche puante des années 80 glorioles : avide d'argent facile, à la morale atrophiée à l'esprit de clan, hypocrite, égoïste, futile, incapable d'un bilan, d'une auto critique, et soucieuse de le poser au plus tôt : son cul. Le temps a passé. Ils se sont enlaidis, ridés, ratatinés, les frustrations explosent, et les aigreurs sont d'un niveau plus haut que celle de mon père aux jours de sa mort.  C'est mon reste de famille. Une étendue de médiocrité, de laideur et de puanteur. Un caisson à fiente.

Publié par mayoune à 11:27:14 dans . | Commentaires (0) |

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