Tu ne me croiras pas. Je viens d'en apprendre une bonne.
Les livres sont une somme de connaissance écrits pour tous et accessible à tous. J'étais resté sur l'idée qu'il y avait deux niveaux de lecture. La première disponible à tous et de premier degré. La seconde cachée. Connaissance cachée. Disponible aux individus ayant accomplit la grande transformation et révélation suprême du 7ème Ciel. Pour les pauvres individus comme moi le caché ne pouvait être atteint que par décodage, déchiffrage. Que me cachait on ? Cela devait être merveilleux et terrible. A l'image des Contes pour enfants et dans leurs continuations. Il y avait là des choses cachées, je le sentais. Adulte, la vérité me serait révélée. Merveilleuse et terrible. On nous lisait des contes, on nous racontait des histoires, on nous disait des sornettes pour mieux nous y préparer. La vie. Telle un conte. Vérité. Et cette magie, ce mystère et ses pouvoirs je les détiendrais après la grande transformation et révélation suprême du 7ème Ciel.Et je n'aspirais qu'à cela dans mes délires. Je me transformais. J'agissais à distance. Je transformais la matière. Il n'y avait pas de mort. Tout illusion. Et vie seulement jeu. Perdu. Nous étions perdus sur cette planète. Alors à quoi bon. Sinon jouer. Tout était possible. On pouvait bien se tuer ou bien tuer. Il n'y avait en définitive que renaissance. J'explorais la réalité. Je déchiffrais et je décodais pour connaître le grand mystère et pouvoir agir et jouer sans avoir à subir la grande épreuve de la transformation et de la révélation suprême du 7ème ciel. Elle me faisait peur. Je ne voulais pas me transformer. Je voulais resté le même. Enfant. Ne pas y toucher. Trop beau. Toujours. Le même.
Mais non. Non. Me croira tu ? Il n'y a pas de grande transformation et révélation suprême du 7ème Ciel. Ni de baguette magique. L'enfant demeure. Intact. Toujours. Je l'entends. C'est merveilleux et c'est terrible. Seule l'enveloppe et la carcasse se transforme au fil du temps. J'entends l'enfant. Je le sens. Je le vois. Il brûle toujours. Ce n'est pas d'idiotie. Ce n'est plus une maladie. Il n'est pas le témoin d'un temps arrêté qui n'a pas connu la grande transformation et révélation suprême du 7ème Ciel. Il n'est plus le bruit d'un vide d'évolution. C'est juste un enfant. C'est juste comme cela. C'est la vie. C'est merveilleux et terrible. C'est affreux. Parfois j'aurais préféré être abattu au sortir de ma mère que d'avoir à affronter le jour 39 ans de plus.
Mais tu est là. Souvenir et présence lointaine. Chaleur. Douceur. Mirage. Et c'est d'un désert que je sors pour t'aimer un peu plus.
Publié par mayoune à 10:55:57 dans . | Commentaires (0) | Permaliens