Je croyais te voir sans cesse
dans cet autre visage
dans ce corps qui croisait la rue
la joie venait
et la peur et le doute
et la peur du doute
mais toujours ce désir d'identifier
d'agripper
de certifier l'inconnu
mais toujours cet impossible désir
à m'en laisser tromper
à écarter le vrai et y nicher le désir
à imaginer
à imaginer coûte que coûte
à en perdre la force
à en perdre la face
imaginer un lien possible
pensable
vers quoi j'aspire
vers qui m'aspire
rien qu'une voie d'accès et me laisser tomber.
Goût de faux miel
de fausse chaleur
de fausse douceur
un mal d'amour et une fin de route
un non-lieu
une absence.
Publié par mayoune à 15:49:48 dans . | Commentaires (0) | Permaliens