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Juste rien et 2 poils de chèvre.

La fenêtre d'un philosophe malement euthanasié.

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... | 13 juin 2006



Dans les jardins y avait des cailloux, des arbres, des oiseaux qui regardaient, qui entendaient, qui ont sentis, vu ton courage, ta souffrance, ton âme et ton chemin et ils en parlent entre eux. Ne t'en fait pas. Ne perd pas courage. C'est des mots invisibles qu'ils t'adressent, des chants, un témoignage transmis de branche en branche, d'oiseau en oiseau, de poussière en étoile. Ce n'est pas pour rien ta vie. Elle sera toujours là, marquée, inscrite, dans les chemins, dans le vent, les ruisseaux. Le bâillement du chat il en parle et en parlera toujours à ses marmots. Faut pas pleurer. Faut continuer à se battre. Partir, c'est un chemin trop court, trop droit, trop facile. C'est rejeter le chemin dejà accompli. Tes larmes sont dejà des pierres quelque part, arrachées au roc, burinées, taillées, posées et mise en volume. C'est toi dejà l'odeur des pierres et le ciel, le soleil, les oiseaux. Ils sont là pour toi, pour nous. Ecoute. Ils te parlent. La nature te parle. Partout. Ecoute. Ils sont là tous ses oiseaux pour t'accompagner. Ta vie c'est leurs vols. Pour toujours et depuis toujours. Ta victoire est leurs rêves. Tes cris sont des chants pour eux à renouveler. Ils sont là partout, tes amis invisibles, tes petits anges du dedans, ton coeur ouvert et envolé. Pleure plus. Y a plus rien que la vie. La mort est un faux rocher. Parle. Chante. Joue. Offre encore un sourire. Tu ne veux pas flancher. Ta raison. T'as gagné. Y a des larmes qui te coulent. Y a ton coeur tout serré. Et ces mains qui t'appellent. Tu souris, tu ris, t'es réveillé. Bas toi. Rend grâce. Tu vies. Venge ton corps. Dis crève à la mort. Sort ton pied de ce vide et rend chérie la vie. Et même mort on vivra encore. Dans les fleurs, les oiseaux, les ruisseaux, les rochers. Tout ces bruits, ces silences, ces couleurs, c'est déjà nous éternité. Y a plus à en souffrir. Tous les bons des temps passé, nous le disent. Tous les bons, les vrais, les justes flottent partout. Ils nous entendent, nous entourent, ils nous attendent. Et quand il faut ils nous retiennent d'être trop pressé. Ils savent trop l'espoir, la force du courage pour nous entraînait ailleurs, dejà. Ce sont de vrais amis. Il faut compter en eux. Et le jour qui sera le bon, toi et moi, nous y seront dans les nuages, dans les rayons, la neige, le vent, le bruit des fleurs, le goût des pierres. Toujours et dejà. Et la poussière dans l'oeil, et les cheveux sur la langue c'est encore nous. Toujours à vouloir y être dans cette vie. Tu verras, il faut y croire. Et puis y a la recherche. Avec toutes les idées généreuses que l'on essaye de déployer, avec les comportements nouveaux qu'on tente de faire germer y aura de l'argent dégagé pour la recherche. Un jour, même trop tard pour nous deux, des enfants ils pourront vivre un peu plus heureux, un peu moins seuls dans leurs chagrins, on les écoutera davantage. On entendra leurs mots tels qu'ils sont et leurs sourires et leurs regards. Tu verras, accroches toi. On y sera nous aussi. Regarde les anciens du passé tomber avec la neige, écoute les dans le vent et dans le fond des fleurs.  Et ces petits cailloux. On y fout des coups de pieds. Ils crient peut être. Pour toi. On ne les entend pas. Et ils le diront à tous leurs frères. Tu verras. Les oiseaux, ils le savent tout ça. Ils le savent les oiseaux.

Publié par mayoune à 12:42:18 dans . | Commentaires (0) |

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