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Juste rien et 2 poils de chèvre.

La fenêtre d'un philosophe malement euthanasié.

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... | 21 juin 2006

 



Regarde moi cette ville : que veux tu qu'on en foute ? Y a plus rien à y faire. C'est un terrain à chier. C'est un gouffre à monstres. Un voleur d'anges blonds. Faut la raser pour tout reconstruire. Faut en faire une ville morte. La laisser aux pigeons, aux hirondelles, aux horizons. En faire un zoo pour les singes, les boas et les araignées sauvages. Y a plus rien à en faire. Faut la bombardée. Ils disent qu'on manque de croissance. Mais tu vois le chantier ? C'est une armée de Rmiste qu'il faudrait engagés. Y a du boulot pour mille ans pour tout cicatriser. Là je vois une Espagne. Là, une Toscane. C'est une Irlande, ici, qu'il faudrait faire germer. O Paris : Londres, Amsterdam et Prague à la fois, je te rêve autrement. Il faudrait encore y croire. Tout le monde part du pays. Artiste, chercheur, intellectuel, entreprise. C'est ailleurs que sont les rêves pour les hommes de demain. Mais c'est encore ici que mes yeux se s'ouvrent, et que je voudrais mon destin. Y aurait de quoi faire. C'est un grand chantier. C'est l'avenir. C'est peut-être demain. Faut retrousser les manches. « Arrachez-moi ces publicités, ces traînées d'enseignes, ces putes d'aujourd'hui qui ne nous donne rien ! ». Regarde : je marche. La ville est une nature. « Ce ne sont plus que vers des dialectiques et des commerces que ces chiens nous promènent ! ». « Arrachez-moi ces panneaux que l'on voit le chantier. Les publicités nous cachent l'absence de forêts. Je ne veux plus de ces prisons. Il n'y a plus d'endroit où s'accrocher. C'est partout des sauts d'en l'ailleurs qu'il faudrait faire pour tenir sous les coups de ces usines à tuer. Je voudrais une branche, un ruisseau. Je suis un oiseau et je veux le rester. Fais de ces bastions des Musées pour oiseaux. Je veux des chants de forets jusqu'à ma fenêtre. Que ma porte s'ouvre vers d'autres monde à explorer. Je ne veux plus de ces prisons et de ces champs d'ordures. Aide moi. J'en peux plus. Ca me tuer d'avancer. Y a plus de racines où je pourrais m'identifier. Qu'attend –tu ? Que fais tu dans ton école ? Y apprend t-on la vie ? Etes vous des feignants ou n'avez-vous jamais existés ? Ils sont où les architectes ? Ils sont où ? Vous maudissez nous à ce point pour nous tuer ? Regarde moi cette ville. Que veux tu qu'on en foute. Y a plus rien à y faire. C'est un terrain à chier. C'est un gouffre à monstre. Un tueur d'anges blonds ! »

Publié par mayoune à 12:09:03 dans . | Commentaires (0) |

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