Je me souviens. C'était un pavillon de psychiatrie qui portait le doux nom de « Pitre ». Je m'étais fait remarquer. J'avais demandé à l'infirmière : « Le pavillon s'appelle Pitre, parce que l'equipe soignante est composé de pitres ? » Cela n'avait pas plu. C'est gens n'aiment pas rigoler de leurs choses. Une nuit, je m'étais reveillé en sursaut. Une femme (Esmeralda, elle disait qu'elle était, magie blanche) tentait de me nouer un foulard autour du cou, ou bien tentait de me le mettre dans la bouche. Je ne sais pas exactement. Toujours est-il que j'eu peur. Comprenez que j'étais en proie dejà à de grande peur. Et cela n'était pas la « Grande peur dans la montagne ». Le lendemain, on m'avait plaçé à coté d'Esmeralda au dejeuner. J'étais pas rassurer. Je vous l'ai dis, je me prenais un peu pour un sorcier. Je norcis un peu le tableau. Comme à mon habitude. La bonne science du docteur De Lamerde De Plus m'avait fait un peu evoluer. (Les evaluation des Facultés canadiennes diraient que ma personnalité s'était un peu rapproché de la personnalité de mon psychanalyste. Il m'avait un peu normalisé. Un petit peu cloné à son image. Plus tard, il me clochardiserait. Dieu fasse qu'il finisse un jour sur le trottoir. Les prostitués defoule les individus sans les aliéner. Bref. Sur l'heure, je me prenais un peu pour un vampire. Vous comprendrez qu'un tel melange est, en soi, assez dificile à porter. Esmeralda en plus s'était trop. Je quittais la table. Je dis que je ne voulais pas dejeuner avec elle. Alors, la grande chechef de service vint me trouver. Me fit la leçon. Tout était fait pour mon bien. Logique institutionnalo-thérapeutique. Dans l'après midi, j'allais trouver l'infirmière. Je lui dit que je voulais sortir. Elle me dit que cela ne pouvait que se faire contre avis medical. Bien. Cela se ferait. Je ne me senter pas en securité. Je sortirais donc sans être stabilisé. Elle me dit qu'elle avertissait la chechef de service. Une petite laidasse. Gouine surement. Elle arriva 2 jours plus tard. Elle avait entendu parlé de l'incident « pitre ». La chechef me montra un peu ses glandes. Elle me fit la leçon, me sermona. Madame la chechef me dit qu'elle s'occupait de plusieurs services. Que je n'étais pas son seul « patient ». Car ces gens vous prenent pour leurs patients. Puis elle signa le papier. La permission. Puis, elle prepara l'ordonnance. C'est là qu'elle me prit carrement pour un idiot. Elle m'infantilisa. Elle me dit qu'elle me donner du Xanax pour me sortir de la dependance de mon ancien anxiolitique. Pour me sevrer. Elle me dit : »Vous couperez le petit comprimé en 4 morceaux. Cela vous fera 4 petits ¼. Vous prendrez un petit ¼ au lever, un petit ¼ à midi, un petit ¼ au diner et un petit ¼ au coucher ». Elle me disait tout cela en l'ecrivant sur l'ordonnance. Je me demande s'il ne serait pas temps qu'un gouvernement entraine tous ces gens d'intervention sur la maladie mentale à faire taire leur petites querelles de clocher, de carrière, de glorioles et de tirroir caisse.Et pour une fois dans l'interet du patient. Nous ne sommes pas des chiens, grands gens de l'humanisme. Mettre à plat et repenser l'organisation de la proise en charge de la maladie mentale dans ce pays, cela ne vous tenterez pas Mesdames et Messieurs les cerveaux formidables. Je crois que cela faciliterais la vie à tous le monde. Je veux dire tous les intervenants, du malade au chechef de service. Aujourd'hui quand j'entend à la radio ou à la télé qu'une personne atteinte d'une maladie mentale à blesser ou tuer quelqu'un, je me demande de qu'elle type de prise en charge il a pu bien beneficier. Je ne vous cache pas que je revendiquez mon droit à être pris en charge dirrectement par les pharmaciens. Et le cas echéant, une rechute est toujours possible, d'être traiter en clinique veterinaire. En attendant que tous les chechefs de France s'entendent dans l'interet de la santé des hommes, cela serait une reponse de juste milieu à apporter à la gestion de la santé mentale par la prison. En attendant, il semblerait que tout aille pour le mieux dans les meilleurs cervelles possibles sur les marchés de l'âme.