Je n'aime pas l'école : ça pue. J'ai plus envie d'aller à l'école. C'est pas beau. C'est pas gentil. C'est bête. C'est méchant. Y a pas de rideaux aux fenêtres. C'est décoloré. Y a pas de vie. Y a pas de champs. Y a des cons, des méchants et des bêtes. Y a même de la morale au tableau et des cartes à con qu'il faut commenter. Y a rien à en dire. J'ai pas envie d'en parler. Ca me fait chier. C'est pas intéressant. Y a rien à découvrir. Y a rien à voir. Que du faux semblant. Ca m'emmerde. On m'applaudit avec les mains. On me fait tousser pour regarder mon sexe. On m'inscrit au tableau. Oh la la qu'il est beau. C'est pas bon l'école. Je veux plus y aller. J'y suis jamais aller. J'y retournerais plus jamais. C'est fini l'école. C'est terminé. Ca n'a jamais commencé. C'est un aller retour. Je me suis trompé d'heure. C'était pas mon heure. C'était pas mon jour. Y a pas de temps pour la décrire. C'est moche. Y a pas de couleur. Y a pas de vie. Je me suis trompé d'école. Je me suis trompé de vie. Y en a qui lève le doigt pour répondre. Répondre quoi, je ne comprends pas, c'est des leçons. Pourquoi faut écouter. Pourquoi faudrait comprendre. Je comprends. Y a rien à comprendre. Y a rien à inventer. C'est pas la vie. Y a pas le vent, y a pas les arbres. J'aime pas l'école. Je veux plus y retourner. Y a pas de main pour m'accompagner. Y aura jamais de main. C'est fini. Fini l'école. Partir, ailleurs. Faire une cabane. M'y retrouver un peu, regarder autour de moi écrire. M'inventer une école à moi tout seul. A moi le monde. A moi la vie. Je vais refaire le monde et me refaire une vie. Je veux plus d'école. Je veux plus de vie. Ca me plait pas. Ils sont bêtes. J'en parle parce qu'il faut en parler. Tout le monde en parle. Alors moi ça me fait peur. Ils le disent tous. Maintenant j'ai peur qu'ils meurent les oiseaux. Ils vont mourir les oiseaux. Tous les oiseaux. Ils vont mourir. C'est sur. Tout le monde le dit. Ils le disent tous. Ils ne font que des conneries les hommes. Je ne veux plus aller à l'école. Je ne veux pas devenir un homme. Je veux pas devenir comme eux. J'en ai marre. Laissez moi. Laissez moi. Seul, là, dans ma cabane. J'ai besoin de pleurer, de me retrouver. J'aime pas l'école. J'aime pas ce groupe. J'aime pas ces enfants. Ils m'ignorent ou bien ils sont cons ? Ils me ressemblent. Comment c'est possible ? Je ne les comprends pas et je les comprends. C'est des enfants. Moi je suis adulte. J'aime pas l'école. Je suis un homme. Je veux plus aller à l'école. Je veux m'inventer une vie. Ma vie, pas la leur. Je ne veux pas de leurs leçons. Je ne veux pas de leurs livres ni de leurs cahiers. Vous m'ennuyez. Laissez moi. Je fais des fautes. Je sais pas écrire. J'écris mal. On me fait redoubler. Y a pas moyen d'avancer. Je suis idiot, un cancre, un âne. On me fout au coin. Et mon âme, et mon coeur et mes yeux, ils ne voient rien ? Vous ne m'écoutez pas. Vous ne m'entendez pas. Je ne parle pas. Je ne parle plus. Vous ne m'entendez pas. Je ne vous aime pas. Je ne vous aime plus. Je vous hais. Laissez moi. Ne me notez plus. Ne me jugez plus. Plus de cahier, plus de livres, plus d'école, plus de maison. Un roseau, un arbre, une ficelle, une cabane. Peut être la vie là bas. Un ami, il va passer. Il viendra dans ma cabane. Ensemble. Seul. Je ne veux plus de vous. Vous me faites chier. Vous dites que des conneries et moi j'en dis aussi. Parce qu'il faut en dire. Parce qu'on m'en apprend. On m'apprend à faire des conneries. On m'apprend à être un homme. Je veux pas. Jamais. Je veux plus être un homme. Je veux plus vous écouter. Je veux plus. Je veux plus de vous. Non. Non. Non. Pas cette vie. Je suis un oiseau. Je veux rester un oiseau.Toujours un oiseau, qui ne vous aime pas. Vous me détestez. Je suis un autre. Je vous ressemble ou bien je ne vous ressemble pas ? Dites le. Dites le moi. Suis je humain ? Suis je un enfant, un monstre, un animal ? Un singe. Je suis un singe. A vous singer, à vous regarder, à vous écouter, à parler comme vous, à vouloir vous écrire, je suis un singe. Ils veulent plus vous parler les oiseaux. Vous me dégoûtez. Je ne veux plus de cette vie. Je ne veux plus de ce monde. Je veux pas exister. Je veux rester autre. Là, seul, me créer, moi même, exister, animal, oiseau. Je veux faire mon terrier, mon nid, mon île, je veux faire mon if et vous tuer. Dans ma cabane, vous écouter de loin, vos conneries, vos singeries, vous hypocrisie, vos enfantillages. Je ne veux plus de vous. Je vous hais. Partez. Laissez moi. Pas vos regards, vos mains, vos coeurs, vos âmes, vos combats, vos routes. C'est d'autres routes que je rêve. Des routes dévastées par vos conneries. Des cauchemars mes rêves aujourd'hui. C'est du sang vos route. Partez. Méchants. A jamais. Partez. Je ne vous aime pas. Vous êtes des hommes. Laissez moi. Laissez moi. Animal. Laissez moi vivre. Je le vois. Je le regarde, ses yeux, je l'aime. Je le veux. Je veux l'embrasser, le caresser, l'étendre, l'étreindre. Mourir. Un sourire égratigné, une petite craquelure. Je t'aime. T'es quoi toi ? T'es qui ? T'es un autre ou t'es moi ? T'es un enfant, un homme, un roi, un animal, t'es qui ? Tu me ressembles. Qui es-tu ? Je veux de toi. Viens. Je peux t'embrasser ? On peut se serrer, se réchauffer. T'es qui ? Viens. A trop fuir les hommes je suis mort. A trop maudire les hommes, je suis mort. A trop vouloir les hommes, j'étais mort déjà. Ecrasé. Ecrasé. Ce coeur ne peut se dire, ce regard ne peut pas s'ouvrir, s'offrir, ces mains jamais caresser. Et ces jambes, elles me portent vers quoi ? Quel autre ? Je ne veux plus rien de vous. Vous m'avez tué. Vous m'avez crevé. Je ne veux plus rien de vous : école, professeurs, médecins, amis, famille, père, mère, frères. Je ne veux plus de vous. Je ne vous aime pas. Je vous hais et je vous ressemble. Je vous ressemble. Et je vous hais. Je veux être autre, je veux, rester, toujours, le même avant vos mains, là bas, l'enfant, l'oiseau, là bas, l'oiseau, la route, là bas, la route, la route, partir, partir, partir. Une cabane dans un arbre. Une cabane dans un arbre. Un arbre. Un arbre. Une cabane. Sourire de loin, jamais m'approcher, jamais me faire caresser, jamais me faire embrasser, plus jamais me faire toucher par vous : vos regards, vos mains, vos mots, vos leçons, vos théories, vos écoles, vos partis, vos entreprises, vos pays, vos communautés, vos hommes, vos géographies, vos philosophies, vos histoires, vos armes, vos canons, vos lèvres, vos amours, vos tombeaux. Laissez moi. Laissez moi. Laissez moi. Je suis seul. Je suis seul, éclaté. Je suis seul, éparpillé. Seul ici, dans une maison, dans un arbre. Une maison dans un arbre. Eclaté, éparpillé, je suis. 4 murs autour de moi. Une maison dans un arbre. Je vous ai aimé à en crever.
Publié par mayoune à 13:29:59 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
Que c'est bon. Envoyez son purin sur son peuple de plateforme blog organisation. Et ne rien entendre, ne rien voir, ne rien ecouter en retour. Que c'est bon. Goûter un peu de ce pouvoir qu'on nos hommes et femmes politiques. Miam ! Miam ! J'envoie ma merde. Cela me plait. Je me fous de ce que vous direz. Je n'ecoute pas vos plaintes. J'ai été eduquer comme cela. Je suis un politique. J'ai été à bonne ecole. J'ai la morale politique avec moi. Et la Justice est dans ma poche. Je vous emmerde. Je vous conchie. Je vous pisse au cul. Je vous encule. Je suis un intouchable. Et je touche beaucoup de pognon. Vous êtes des mediocres. Vous êtes laid. Vous est le peuple. Vous puez. Je suis beni des dieux. Je suis le roi. Je suis President. Vous m'avez voulu. Fallez pas me prendre en exemple. Fallez être meilleur que moi. Maintenant c'est trop tard. Vous êtes là pour en bouffer. Je vais vous en faire bouffer. De la merde. C'est de la bonne. Faut s'y habituer. Elle est royale, en definitive. C'est bon le pouvoir. Je vous pisse au cul. Je vous encule. Je vous conchie. Je jouis de me voir sur mon trône. Je jouis. Je jouis. Je jouis. C'est jouissif le pouvoir. C'est bon le pouvoir. C'est beau les hommes de pouvoir. Je vous deteste. Vous êtes le peuple. Vous êtes mon peuple. A ma disposition. Là, pour me servir. Servez moi. Servez moi. Servez moi. J'en veux. J'en veux. J'en veux encore. Lechez moi. lechez moi. Cirez moi. Cirez moi. Vantez moi mes merites. Photographiez moi. Parlez de moi partout. Construisez ma légende. Edifiez mes appartements. Continuez. Continuez. Je jouis. Je jouis. C'est bon de salir son peuple. C'est bon. Je jouis. Ca vient. Ca vient. Ca vient. Oui. Oui. Oui. Que c'est bon d'être proteger par un reseau d'ami. Quant à lui. Renvoyez le. Je ne les utilise qu'une fois. Et puis poubelle. Je jette. Je jette. Je jette. Cela me plait. Et il est bon qu'il en soit toujours ainsi. Publié par mayoune à 17:31:37 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
Je me souviens d'un petit furet. C'était une dictée au CM2. Il faisait sa vie dans la nature libre et puis il tomba dans un piège. Un piège à renard. Il tenta de s'en défaire. Il lutta toute une nuit. Et au petit matin, il trouva ce qui le rendrait libre. Il rongea sa pâte et la laissa dans le piège. Et il repartit vivre et réapprendre à vivre et vivre jusqu'à en oublier le passé. Puis vint un jour. Un jour de neige. Et un aigle dans le ciel qui fonça sur lui et l'emporta. C'est comme cela que fini la dictée. Et c'est toujours là que je suis et que j'espère. Qu'il se débattra encore. Qu'il se libèrera des serres de l'aigle. Il neige. La neige amortira la chute.
Publié par mayoune à 15:06:50 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
J'aimerais tant les voir crevés, éclatés, pourris. Offerts pour ce qu'ils sont : de la creve, de la merde, des vauts rien, de grosses putes à fric, à gloriole, à expérimentation fantaisiste. Des fouteurs de stigmates en plus, des enghettoseurs davantage, des va-t-en renier tout ce que tu es, tout ce que tu aimes, tout ce qui t'as fait vivre, des raboteurs de désirs pour un confort moral, des faiseurs de normaux à l'image qu'ils ont de la norme : lâcheté et laideur, des arracheurs de rêve en nous faisant lécher, cirer, reconnaître, eux, pour parents, pour amour, pour expérience. A quel point je peux haïr les droits qu'ils s'accordent. Risquer de suicider ou bien de faire de celui-ci un comme ça, et peut-être de celle là un peu comme ci. A quel point je déteste les devoirs dans lesquels ils nous rangent. Les reconnaître, les saluer, les remercier de faire de nous ce que nous ne voulions pas être : étiquetés, englobés sous cloche théorique, mis en leurs poches, dans leurs cartables toute clef à soi jetée, leurs rapports, leurs dossiers, leurs chiffres, leurs lettres, leurs mots de parfaits sans singularité, leurs regards collectifs, d'horizon corpo confessionnal, sans saveur, sans couleur, sans rien. Néant. Par pitié ! Laissez nous plutôt crever. Toujours. Comme nous savions crever avant votre existence. Debout. Par pitié ! Laissez nous toujours devenir des hommes ou le rester. Pas des gnagnas, des culculs, des tétons, des pipis, des cacas. Quel dégoût de vous avoir en mémoire ! Laideur, puanteur, petitesse de bien pensée bien pesée, bien apprise. Allez donc faire votre commerce de l'âme ailleurs ! Plus loin. Encore. Jamais. Plus loin. Je ne veux plus vous voir. Je ne veux plus vous sentir au détour d'un lobe de ma cervelle. Plutôt crever que de garder de vous un bon sentiment : Ordure ! PD du verbe ! Chien des pavés ! Porcs des bourgeois !
Publié par mayoune à 15:07:59 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
Dans les jardins y avait des cailloux, des arbres, des oiseaux qui regardaient, qui entendaient, qui ont sentis, vu ton courage, ta souffrance, ton âme et ton chemin et ils en parlent entre eux. Ne t'en fait pas. Ne perd pas courage. C'est des mots invisibles qu'ils t'adressent, des chants, un témoignage transmis de branche en branche, d'oiseau en oiseau, de poussière en étoile. Ce n'est pas pour rien ta vie. Elle sera toujours là, marquée, inscrite, dans les chemins, dans le vent, les ruisseaux. Le bâillement du chat il en parle et en parlera toujours à ses marmots. Faut pas pleurer. Faut continuer à se battre. Partir, c'est un chemin trop court, trop droit, trop facile. C'est rejeter le chemin dejà accompli. Tes larmes sont dejà des pierres quelque part, arrachées au roc, burinées, taillées, posées et mise en volume. C'est toi dejà l'odeur des pierres et le ciel, le soleil, les oiseaux. Ils sont là pour toi, pour nous. Ecoute. Ils te parlent. La nature te parle. Partout. Ecoute. Ils sont là tous ses oiseaux pour t'accompagner. Ta vie c'est leurs vols. Pour toujours et depuis toujours. Ta victoire est leurs rêves. Tes cris sont des chants pour eux à renouveler. Ils sont là partout, tes amis invisibles, tes petits anges du dedans, ton coeur ouvert et envolé. Pleure plus. Y a plus rien que la vie. La mort est un faux rocher. Parle. Chante. Joue. Offre encore un sourire. Tu ne veux pas flancher. Ta raison. T'as gagné. Y a des larmes qui te coulent. Y a ton coeur tout serré. Et ces mains qui t'appellent. Tu souris, tu ris, t'es réveillé. Bas toi. Rend grâce. Tu vies. Venge ton corps. Dis crève à la mort. Sort ton pied de ce vide et rend chérie la vie. Et même mort on vivra encore. Dans les fleurs, les oiseaux, les ruisseaux, les rochers. Tout ces bruits, ces silences, ces couleurs, c'est déjà nous éternité. Y a plus à en souffrir. Tous les bons des temps passé, nous le disent. Tous les bons, les vrais, les justes flottent partout. Ils nous entendent, nous entourent, ils nous attendent. Et quand il faut ils nous retiennent d'être trop pressé. Ils savent trop l'espoir, la force du courage pour nous entraînait ailleurs, dejà. Ce sont de vrais amis. Il faut compter en eux. Et le jour qui sera le bon, toi et moi, nous y seront dans les nuages, dans les rayons, la neige, le vent, le bruit des fleurs, le goût des pierres. Toujours et dejà. Et la poussière dans l'oeil, et les cheveux sur la langue c'est encore nous. Toujours à vouloir y être dans cette vie. Tu verras, il faut y croire. Et puis y a la recherche. Avec toutes les idées généreuses que l'on essaye de déployer, avec les comportements nouveaux qu'on tente de faire germer y aura de l'argent dégagé pour la recherche. Un jour, même trop tard pour nous deux, des enfants ils pourront vivre un peu plus heureux, un peu moins seuls dans leurs chagrins, on les écoutera davantage. On entendra leurs mots tels qu'ils sont et leurs sourires et leurs regards. Tu verras, accroches toi. On y sera nous aussi. Regarde les anciens du passé tomber avec la neige, écoute les dans le vent et dans le fond des fleurs. Et ces petits cailloux. On y fout des coups de pieds. Ils crient peut être. Pour toi. On ne les entend pas. Et ils le diront à tous leurs frères. Tu verras. Les oiseaux, ils le savent tout ça. Ils le savent les oiseaux.
Publié par mayoune à 12:42:18 dans . | Commentaires (0) | Permaliens