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Juste rien et 2 poils de chèvre.

La fenêtre d'un philosophe malement euthanasié.

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... | 23 mai 2006

C'est gens sont pret à tout, sauf à nous servir. La laideur d'âme. C'est l'expression qui décrit le mieux les gens qui gouvernent ce pays depuis 30 ans. Qu'ils soient de droite ou bien de gauche. La laideur d'âme.

Publié par mayoune à 16:11:12 dans . | Commentaires (0) |

du | 20 mai 2006

Je me souviens du hangar où mon père rangeait ses autobus. C'était une battisse en terre battue, au centre du village. Peut-être une ancienne ferme. Elle était propriété d'une vieille dame, à l'origine, dont je ne me souviens plus. C'est ma mère qui s'était installée à son compte, au village, la première. Mon père, au sortir de sa carrière militaire, occupait un emploi de gérant d'un parc Hlm. L'idée de se mettre à son compte était dans sa tête depuis toujours. Des amis, retraités militaires, s'étaient installés déjà comme ambulancier. La profession était naissante et déréglementée. Il ne fallait pas de diplôme pour exercer. Alors pourquoi pas lui. Il envoya sa femme en éclaireuse. Il fallait savoir si une telle entreprise était viable dans ce village, avant de démissionner de son emploi. Deux ans plus tard, il se lança. C'était jouable. Jouable surtout grâce à la retraite militaire sur laquelle la famille pourrait toujours compter. Il démissionna. Ses patrons lui proposèrent de doubler son salaire. Il refusa et parti. Il s'engagea une nouvelle fois, devrais-je dire. Et ce fut toujours un grand combat pour toujours avancer. Et la retraite militaire fit vivre la famille entièrement les premières années. Et, au gré des vents qui secouent les petites entreprises, elle fut toujours un havre de liberté, le récif qui éloigne du naufrage. C'est cela aussi d'être petit patron. Ainsi, le couple d'artisan ne roulait pas sur l'or. Ma mère ne cotisa jamais pour une retraite. Elle travailla pourtant 12 heures par jour, tous les jours de l'année, et parait-il davantage que mon père. Et au plus beau jour de leur entreprise c'est 20 000 francs par mois qu'ils gagnaient à deux. Et la propriétaire de la battisse voulait vendre, et à eux. Mais parent ne voulaient pas acheter, n'en imaginaient même pas la nécessité, et n'en avaient pas vraiment les moyens. Mais c'est à eux qu'elle voulait vendre. Elle leurs disait : vous verrez vous en aurez besoin, il vous la faut. Le couple repoussait la proposition d'abord, puis par les assauts répétés de la vieille ils achetèrent.


Je me souviens d'un jour, je jouais dans une des pièces de la battisse. J'étais seul et j'explorais les murs. Il y avait des niches et je me lançais dans une chasse au trésor. Je rentrais mes mains dans chaque trou, et dans un, trésor il y eut. C'était dans un linge de gros lin. Des bijoux. Des broches. Des poissons et des hiboux. Je dirais, en or, mais l'enfant voit de l'or partout. Des billes de couleurs jaunes, rouges et verte étaient en guise d'yeux. J'étais heureux et comme de nature prés à être généreux et faire des heureux. Je suis allé parler de ma trouvaille auprès de la plus jolie fille du village. Une fée rêvant de château, de richesse, de prince. Je ne me souviens pas si je lui ai donné une des broches. Mais de l'existence de mon trésors, elle le su. Elle parla sans doute. J'avais remis le tout dans la niche. Et le jour où j'y suis revenu, les bijoux n'y étaient plus. La fée en question est issue de ce genre de famille qui bave toujours sur la fortune des autres. Ce genre de famille qui critique, crache, déteste sans connaître, sans comprendre. Ce genre de famille qui va jusqu'à rejeter son propre chef de famille parce qu'il est ouvrier. Parce qu'il est le témoin vivant de la vie de femme qu'elles n'ont pas eue ; parce qu'il est l'empêcheur vivant de vivre dans leurs contes de médiocres. Parce qu'il est un dur rappel aux réalités. Ce genre de famille crasseuse, futile, idiote, de laideur d'âme qui s'engouffrera joyeuse dans l'esprit des années 80 glorioles, sans adhérer pourtant à la philosophie de fond, tant elle leur renvoie une condition qu'elle rejette, préférant manoeuvrer plus avant et s'établir enfin à des tables ou en des m2 de notoriété. La laideur des faubourgs. La plus belle fille du village, la si belle fée d'autrefois, vous la reconnaîtrez si vous passez par là. Comme un nez au milieu de la famille, elle se voit.  Une sorcière. Elle a changé, vieilli. Elle s'est ridée et enlaidie. Elle veut toujours  un château. Elle promène sur son entourage un regard de châtelaine pré établi. Elle n'est pas de ceux, là. Elle est une fée. Elle est laide. Elle n'a pas changé. Une sorcière.


Plus tard, je prendrais des pièces anciennes d'une collection à mon frère et j'organiserais aux copains une chasse au trésor. Avant ou après, et c'est bien certain, je donnerais à la fée médaille de baptême de ma mère. Je trouverais sur le chemin de l'école une bague, et je m'empresserais de demander si elle n'est point à sa mère. Et elle l'est. Je trouverais beaucoup de trèfles à quatre feuilles. Avais-je un truc ? Je gagnais chaque mise à la kermesse de l'école. Jusqu'au moment où j'ai voulu faire gagner Sœur Claire avec ses sous. Je misais pour elle. Ce fut perdu. Faute biblique ? Je triomphais, vainqueur, de l'élection au conseil de la coopérative scolaire. J'étais brillant. Les enfants de notables n'y comprirent rien. Et je pouvais distribuer règles, crayons compas, équerres, gommes, tubes de colle, cahiers gratuits aux enfants pauvres. Et cela n'était point, je le jure, mon programme de gouvernement.


Je me souviens de cette fée, cette sorcière, des années après. Elle me demandais si je n'avais pas quelques bouts de vieil or ou quelques dents creuses qui se perdaient par endroits. Il lui fallait le compte et se fondre un bijou. Plus tard toujours, elle sonnait à ma porte pour quelques pièces. De quoi s'offrir un test de grossesse. Ce n'était plus la fée, c'était toujours la pute. Et me faire parrain de son chien, quel honneur, princesse ! Il est comme vous. Un vrai dégoût. Les défauts de vous et de votre famille et rien de son père noir que vous avez chassé. Car il faut dire que dame princesse se prend aussi pour déesse noire. Et il faut la voir vomir et cracher toujours pour comprendre pourquoi.


Je me souviens aussi de l'école et d'une sortie à la montagne. Un des enfants fit une chute. L'instituteur directeur était en tors. Il fallu attendre l'hélicoptère et ensuite redescendre en silence. Je trouvais l'ambiance lourde et je préférais amuser pour ne pas pleurer.  Ce fut raconté. En détail. C'étai en début de classe. L'institudirecteur prit la parole, le temps était grave. Et sans nommer l'odieux qui avait rit, il dit que cela était inadmissible, que c'était mal, qu'il préférait de ma citer cet individu. Bref, ce vieux, merdeux, en faute, vous sauver sa réputation. Bientôt, il serait peut-être maire. Le rose avançait. Il fut premier adjoint, premier amant de la cause. Qui était allé raconter ? Etais ce cette fille de bourgeoisie spatiale, prétentieuse, arrogante, hautaine, puante, comme son père, disait-on ? Ce père qui, plus tard, se ferait crever par une chienne, sa propre femme ? Où bien, ma joie de vivre était partie droit aux oreilles de ce sale con via quelques petites putiotes de village, de laideur des faubourgs ? Ce genre de pute en devenir, prêt à tout pour se faire accorder bon point, image de marque. Ce genre de crasseuse avide de notoriété, d'une chaise et d'un goûter en des places de notariats locales. Et jusqu'à plus tard dans leurs vies cirer, lécher, sucer, se faire prendre, voter, représenter, militer pour, œuvrer pour, bref, servir. La puanteur des faubourgs.


As-tu connu toi aussi cette crasse ? D'où venais-tu ? En serais-tu issus toi-même ? Fais tu toujours parti de ceux, là ? L'architecte ? M'entends-tu ? Parle moi. Ton enfance à toi ? As-tu changé ? Qu'as-tu appris ? Puis-je te donner un peu sans que tu me voles ? Es-tu doux, amant ? M'aurais-tu guéris de ces fanges ? Etait-il déjà trop tard dans ma vie ? Etais-je mort, déjà ?  Suis-je toujours en vie ? Est-il toujours possible ? Un ami ? Une douceur, un abri, un sac de bille ? Parlerons-nous, un jour ? T'entendrais-je rire ? Verrais-je enfin tes dents, mon loup ? Je t'aime. Tu sais. Toujours. Comment autrement possible? Il y avait de l'amour dans ton accent.


Mais reprenons. Faut bien que je leur parle un peu, à eux, aussi. Tu m'en excuses.

Publié par mayoune à 12:03:26 dans . | Commentaires (0) |

... | 19 mai 2006


Moi, je me pose beaucoup de questions. Pour la bande à Freud, c'est une symptomathologie d'une grosse pathologie. Pour la bande d'intello journalo politique de la bande à Marx et dépendances, c'est un gros faschisme et un sale faschiste. Pour la bande à Chiraco 1er : c'est inexistant, c'est un detail, ca vaut pas la peine de s'y attarder, ca pue, c'est mal lavé, c'est pauvre, c'est laid, c'est rien, faut relativiser, faut qu'on y reflechisse, va falloir elaborer un programme, c'est ordre du jour, ca figure pas sur ma carte, c'est un supplement, c'est fromage ou dessert, je vais nommer une commission, va foutre les même et recommencer y verrons que du feu, sont con, les encule, moi Gogol 1er, on a autre chose à foutre, c'est pas notre domaine de competance, c'est pas le bon bureau, je suis pas au courant, merci de votre lettre, j'informerais ma hierarchie, c'est interressant, continuez, faut laisser faire la justice, vous savez, c'est la vie, c'est mondialisation, c'est capitalisme, c'est petite enfance, c'est pas grave, faut relativiser, Oh, la, la ! Boudu, quel pays, comment faire pour vous aider, faut s'adapter, faut demenager, faut changer de metier, faut etre flexible, justement monsieur le president, j'ai peter les plombs, on est des milions, alors vous n'etes pas tout seul, l'union fait la force, les pouilleux de la nation, les poilus on en veux plus, c'est depassé, c'est du passé, ces gens sont du passé, l'avenir passe par moi, c'est notre programe, j'ai vu la même chose à la télé, les poilus on en veux plus, les pouilleux faut les cacher, c'est hors d'usage, c'est pas coutumes, une loi organique, faudra une loi, des lois on en peux plus, faudra un impot, legers, allegés, qui rapporte à celui qui le paye, les pouilleux on en veux pas, les poilus non plus, les esclaves ca n'existe pas pas, la colonisation on va l'ecrire, l'armenie nous fait chier, faut être gentil avec les turcs, faut pas trop froisser la gauche, faut assurer nos arrière, faut lancer un deficit, un appel à contribution deficitaire, bonne idée, mais qui rembourse, les poilus on en veux plus, fauit cacher tout ca, on va leur donner une ou deux decorations, ils seront contants, et puis on rallumera la flamme, je vais encore me les geler, mais faut le faire, c'est le soldat inconu, là, une stele, oui, une stele, et ici, pourquoi pas, un memorial, ah ! oui, je vous avais oublié, voyons ca, entrez, montrez moi ca, oh! la! la! faut que j'en informe, voyons ecartez un peu plus, oui ca doit faire mal, c'est pas beau, la canicule fera le reste, merci Monsieur le President.

Publié par mayoune à 13:47:41 dans . | Commentaires (0) |

du | 19 mai 2006

Ma mère n'aime pas les hommes. Elle est déçue. Elle aurait préféré de ne pas à avoir à se marier, ni même faire des enfant. Elle croit pourtant toujours au prince charmant. Je voudrais lui dire. Mon père a bien voulu d'elle. Personne d'autre n'en aurait voulu. Mais elle ne me croirait pas. Mon frère aîné est un nabot. Certains font sociologie, école d'assistants sociaux, d'éducateur, ou bien sociologie. Lui, il a fait psycho. Il a repris ses études, un jour. Adulte, réfléchi. Il est ergonome. Il est incapable de travailler. Il est de ces gens manuels du cerveau. C'est un ouvrier médiocre. Il fut un temps, son père le sorti d'une cave. Il tenter d'organiser un magazine d'avant-garde : « le doigt dans l'œil » ou dans le cul, je ne sais plus. Son père le mit à son compte. Mais bientôt la succursale fut en faillite. Elle fut vendue et l'argent de la vente fut affecté au renflouement de la maison mère que les incapacités arrogantes de ce frère comptées bien entraîner dans leurs chutes. Sa femme est une putain. Une dynamique d'abus de bien sociaux à elle toute seule. Elle est mi none mi bouc. La légende raconte que lorsqu'elle présenta son futur mari à sa famille, celui-ci  péta nombreusement et bruyamment. Il tentait de s'affirmer en homme libre. Faut bien que ce genre d'individu sans charisme trouve moyen à se mettre en forme. Le second de la famille est un crétin. Il a commencé par un Cap. Il a fini acheteur vendeur. L'appel des sirènes. Il en a marre. Il est rompu. Sa boite l'exploite. Il n'a aucun avenir de carrière. Il monte donc sa propre boite. Et il n'a pour seul rêve, énergie et  intelligence que les exemples de ses ex pairs : déclarer le moins possible et compresser le personnel qu'il n'a pas encore. Sa femme est issue de la bourgeoisie snobino spatiale. Elle a commencé par un Cap. Elle a fini contrôleuse de gestion, madame. L'appel des sirènes. Elle est moins prétentieuse et arrogante aujourd'hui qu'à son entrée. L'entreprise lui a posée quelques limites. Pas assez à mon goût. C'est mon reste de famille. Une étendue de médiocrité, de laideur et de puanteur. Un caisson à fiente.


J'ai toujours en moi, ces discussions de repas post mortem. Il s'agit de papa. Il n'a jamais su faire de l'argent. Il n'a jamais su mener son entreprise. Il ne savait pas gérer. Il ne faisait pas de prospective (c'est dire). Jamais ceci. Aucunement cela. Loin de tout. Je pense qu'ils n'ont pas bien compris. Le papa, en question, il détestait et le commerce et l'hypocrisie et la lâcheté. Il se foutait royalement de l'argent pour l'argent, de la gloriole pour la gloriole, des honneurs, du statut, du rang. Le papa, en question, il ne se préoccuper que du service qu'il pouvait rendre à la population. Et il faisait tout son possible pour l'améliorer. Disons qu'il était au dessus du reste. Certes, me direz vous. C'était une autre époque. On pouvait gérer une entreprise en bon père de famille. Mais vous ne comprenez pas une chose. Aujourd'hui, il saurait s'adapter. Cela n'était pas, ce papa en question, un crétin et un inculte. Le papa en question, il était juste un commis d'état à son compte. Juste à sa place et sachant se tenir.


Mais il faut leurs trouver des excuses. Ils ont fait leurs classes dans le creuset de cette gauche puante des années 80 glorioles : avide d'argent facile, à la morale atrophiée à l'esprit de clan, hypocrite, égoïste, futile, incapable d'un bilan, d'une auto critique, et soucieuse de le poser au plus tôt : son cul. Le temps a passé. Ils se sont enlaidis, ridés, ratatinés, les frustrations explosent, et les aigreurs sont d'un niveau plus haut que celle de mon père aux jours de sa mort.  C'est mon reste de famille. Une étendue de médiocrité, de laideur et de puanteur. Un caisson à fiente.

Publié par mayoune à 11:27:14 dans . | Commentaires (0) |

... | 18 mai 2006

- " Il y a une question qui depuis longtemps me gratte la tête. Qui sont les anarchistes ? Où sont-ils ? Combien sont-ils ? Comment vivent-ils ? Et surtout que font-ils dans les rangs des socialistes et des communistes ? C'est gens arborent un « ni dieu ni maître ». Et ils se rangent aux cotés des Maîtres de l'Education Nationale, véritable vieille dame d'arrières gardes anti créative, anti singulière, anti progrès. Et ils se rangent du côté des Dieux psychanalystes, normalisants des possibles, gnagnalisants au possible. Et ils en viennent à être les bras armés de ces mouvements de grève où des moutons, assujettis à une poignée de sous fiotes en place en sous chiotes, rivalisent en puérilité et idiotie. Je les avais vu au second tour en 2007 sur la place d'une ville. C'est pas que je trouvais qu'ils ressemblasses à la bande à Vampirela qui trucidident nos chapelles bretonnes. Non. Ce n'est pas cela. Mais je me suis demandé ce que fuaient ces gens dans l'entre temps de deux mouvements sociaux. Les caves, les greniers, les égouts, les catakombes ? L'Anarchiste Chrétien, lui, est davantage indépendant et humble. Davantage révolutionnaire aussi. Il affiche un « ni professeur ni médecin ». Il se revendique parfois : « intermittent de l'identité ». Et l'Anarchiste Chrétien est, en cela, un créatif, singulier, supérieur, et juteux et chaud en ses bouboules. Vous reprendrez bien un peu de café ? ".

Publié par mayoune à 13:21:46 dans . | Commentaires (0) |

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