Je suis venu fragile à la vie mais joyeux et plein d'élans. Je n'ai reçu que peu de grammaire de l'école et ma famille n'a pas pu me soutenir. Mais pour vous dire dans quel état m'ont mis ces gens, sachez qu'il y à peu j'étais encore à la rue. J'avais jeté tout ce que je possédais sur le trottoir. Puis j'ai jeté les clefs de mon appartement dans une bouche d'égout. J'ai volé un chéquier. J'ai payé des travaux imaginaires sur l'autisme à un architecte de la place Gambetta. Plus tard j'ai écris des doléances à Alain Juppé. J'en ai même posté dans la boite destinée au père Noël qu'il y avait lors du grand marché de fin d'année. Plus tard, j'ai fracassé les vitrines d'une association d'insertion à coup de hache. J'ai envoyé un pavé dans la vitrine de la boutique d'alimentation librairie d'une secte implanté sur la ville. J'ai aussi envoyé une pierre dans la vitrine d'un atelier d'architecture. En fin d'année, j'étais sur les quais. J'avais jeté mon saxophone au fond du fleuve. La reine d'Angleterre et Monsieur Bouygues étaient sur la Lune. Ils envoyaient Mercure dans le soleil et Pluton sur Jupiter. Cela devait nous ramenait l'Etoile du Berger. Assis, les pieds dans le vide, les yeux fixés au ciel, j'attendais que l'étoile s'approche.
Aujourd'hui, je ne suis plus rien. Si. Un fou dangereux à interner pour les uns. Un délinquant violent à emprisonner pour les autres. Je suis un cas social. Et je ne souhaite pas laisser seulement à autrui le soin d'étudier ce cas et d'en tirer des conclusions. Je ne souhaite pas être un numéro dans un panel statistique et une étude. Je ne suis plus rien. Et elle est là mon expérience. C'est le départ d'un bilan de vie et d'un chemin de philosophie possible. C'est un travail que je commence. Loin des deux grilles de lecture qui monopolise les regards de la majorité des individus qui aujourd'hui se penchent sur un tel cas. La marxiste et la freudienne. « Vous êtes, aujourd'hui, ce que vos trois premières et cruciales années de vie ont fait de vous », me diront les freudiens. »Vous êtes, aujourd'hui, ce que le capitalisme a fait de vous », me diront les marxistes. J'ai suffisamment entendu ce genre de musique. Elle masque des réalités et des faits. Et en définitive, elles ne font qu'encrer un système sociétale en place et asseoir davantage des pouvoirs et des autorités contestables. Freud et Marx, repris par les acteurs sociaux dans leurs approches, ne sont plus que moteur apragmatique, inefficace et davantage force de conservatisme que de progrès ou de renouveau.
En cela, ce bilan est aussi celui de tout les individus de cette époque, fragile ou pas. Nous sommes tous, à quelques de degrés que ce soit, récupérés, normalisés, dirigés, et instrumentalisés à des enjeux et des combats qui ne sont pas les nôtres. Nous sommes des objets à manœuvrer dans des logiques de combats commerciaux, politiques, philosophiques ou religieux. Et les acteurs sociaux qui brandissent l'étendard de l'humanisme ou de l'universel ne sont pas les derniers à nous aliéner. Il est plus facile d'adopter une attitude de recul citoyen face à ce monde de consommation que de garder son libre arbitre face aux professionnels de l'humain.
Partout ils se permettent de gouverner nos chemins. Les dérives sont nombreuses et profondes. Liberté. J'étais bien trop naïf et trop faible pour m'en approcher, incapable que j'étais d'éviter les pièges à cons et les chemins boueux que me proposait mon époque. Puisse mon témoignage prévenir, faute de guérir.
Nota Bene : Quand j'étais étudiant en Sociologie, un professeur avait souhaitait que nous réfléchissions sur la Cité Idéale telle que nous l'imaginions. Il nous avait donné un texte d'un sociologue pour base de réflexion. Le Sociologue, dont j'ai oublié le nom, voyez une cité où les individus pourraient baiser qui ils voulaient, quand ils voulaient, où ils voulaient et sans demander l'avis de l'intéressé. C'était pour le Sociologue, un moyen de libérer l'humanité de ses tabous et de ses préjugés. Je n'ai pas traité le sujet à l'époque. Je ne connaissais rien à la vie. Je n'ai pas voulu y goûter. Mais aujourd'hui, je suis définitivement plus rien. Et c'est avoir beaucoup d'expérience. Je vous livre donc le portrait de la Cité Idéale telle que je la vois.
Publié par mayoune à 17:05:09 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
Dans quelle mesure peut-on admettre qu'enclencher un processus de lente dissolution, abolition, atomisation, du brouillard phénoméno magique entrainerait une dynamique tendant à nous faire descendre, enfin, le Messie par le trou de la couche d'Ozone, et induirait l'apparition d'un Père Noël à Noël, en une seule personne et dans une seule cheminée ?
Publié par mayoune à 13:50:30 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
- "Mon sang, c'est si cruel, je suis si las, je veux lever tabous, et ces gens m'accuserons, bientôt, d'être un bouffeur de cerveau".
- "Quoi,vous, mon père ? Vous coeur si doux en mon enfance rebelle ?"
- "Oui. Voilà où me mettent leurs gabelles."
- " Vous qui nommâtes Jean Lin, quand, alleché par Aliot, je courrais partout ?"
- "Ils voyent partout basse manoeuvre politique. Je parle de ma Patrie, ils parlent basse éthique."
- "Vous qui, par Saint Just, me plaçâtes au couvent 400 jours, c'était pour l'Artois sauver, l'Anjou et le Poitou ?"
- "Mais j'entend venir Aliot, ma fille, cachotez vous, je vous en prie, il en va du pays".
- "Mon seigneur, bout du con, pardonnez ma triste vesture."
- "Mais qu'est ceci ?"
- " J'ai du guerroyer pour vous, mon roi".
- "Où quand, comment pourquoi ? Expliquez vous".
- "20 culs m'ont attaqués, je les ai explosé en 3 coups. Seigneur, quelle caguère ! Est ce cela, vraiment, la vie ? La patrie et la guerre ? "
- "Et sur quelle colonie Aliot, marchiez vous donc ?"
- "j'étais en Villierèsie".
- " Si c'est cela, je suis ravi. Je n'aurais pas à m'y mettre. Et quoi d'autre sur les traitres ?"
- "J'ai du enroller Jean Lin à mon aide pour en venir à bout. Il se deguisa en Suisse et eradiqua le couple Maigretiste. Puis faisant les yeux doux à Dame Boutine, nous avons fait entrer en nos rangs 300 hommes, leurs femmes, leurs bagages et leurs enfants".
- "Mais j'y pense n'avez vous point chopez quelques Sarkomes en vos endroits ? L'honneur de nos armées serait-elle en incube ?"
-"Non rien seigneur. Il est vrai qu'aux portes de Vilepinte, j'ai cru sentir un kiste en plongeant profond un doigt. Mais Bayroute m'a tranquilisé. Il est fausse assassine. Il tient en son filet Holandus, son armée de vieilles Fistules et ses deux dame Jambons".
- " Mais voilà Marie la Grande et Muette. Cachez vous Aliot, cachez vous !"
- "Seigneur, je n'en puis plus.Je veux morceau d'Aliot et on me reproche aussi..."
- "Là où il est seulement desir de travailler pour Patrie.
- "Oui. On me parachute en vos vaillants. Devrais je adopter de socio oeillères, quand il n'est qu'à vivre l'entonoir de mon choix ?"
- "Et Royalus la Niaise, l'avait vous vu, ces jours ?"
-" La pauvre est toute deconfite. Elle porte à son cou les traces de leurs defences et de sa fuite. Bientôt,
il la saignerons : Langus, straussis,Fabialas et Melankon. Et pour seul crime, la pauvre à de vouloir d'Aliot un morceau aussi".
- "Mon dieu, c'est partout ! Les passions politiques l'emportent sur la raison. Dieu, c'est vers toi que j'implore pour mon peuple. Laisse moi encore 10 mois, pour mon pays, Aliot en son entier !"
Publié par mayoune à 13:44:08 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
C'est alors que notre futur Prince Ier d'Europe, voyez l'illustration sur vos manuels, ramena le vieux monarque, sourd, aveugle, idiot, jusqu'au peron. Là, il lui fouti-fouta un coup de pied au cul, pour lui faire descendre, plus vite, les marches Dèstales, raconte la légende. Et, vous le croirez ou pas, la presse française fut remis à flot.
Publié par mayoune à 13:38:14 dans . | Commentaires (0) | Permaliens
C'est vrai. Il y a aussi que je n'y étais pas allé de main morte. Je leur avais dit que le bonjour et l'aurevoir du garçon de café ou celui du boulanger était plus apte à me redonner le moral que leur théorie, pratiques, structures et petits essais fumants à glorioles, à gros sous et à encule. Cela ne plait pas au gens de grandes sciences, de grands diplomes, et de hauts statuts qu'on les remette à leur place. C'est pourtant bien toute une philosophie sociétale de la baffe sur place publique qu'il faudra remettre au goût du jour.
Publié par mayoune à 13:31:49 dans . | Commentaires (0) | Permaliens